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dimanche 25 décembre 2016

Noël est là...

Le 24 décembre est là... Oui c'est Noël...
Noël, encore un Noël où je prends sur moi. En ces périodes de fêtes je ressens plus que jamais l'absence de maman... Cette année encore, nous serons juste tous les deux avec mon mari, tous les deux, enfin presque, nos amour seront avec nous, les pensées de nos proches et leurs présents aussi.
Beaucoup de présents surprises arrivés ces derniers jours...
Le colis de belle-maman avec tout ce qu'aime son fils et qu'il me fait découvrir et toujours des choses pour moi qu'elle connaît si peu et pourtant qu'elle connaît si bien.
Hier et les jours d'avant, des anges sont descendus sur notre boîte à lettres et chez nous.
Un colis venu du Vietnam via la Suisse de mon ami Si, contenant un an de traitement de vitamine B1, B6, B12, complexe de vitamines qu'on ne trouve plus en France car il y aurait peut-être des chances qu'à hautes doses la vitamine B12 soit cancérigène, or si je veux arriver à sauver ma main droite, ces vitamines me dont nécessaires, je le remercie ainsi que l'épouse de son ami dentiste qui m'a gentiment offert ce traitement sans me connaître, juste parceque je suis dans les contacts Facebook de Si qui a des cockers, d'ailleurs une carte postale va partir au Vietnam pour la remercier.




J'ai reçu un colis d'une amie virtuelle, maman de cocker également, qui tout comme moi aime les anges et qui m'a envoyé des anges qui ont été aussitôt rejoindre ma déco deNoël, qui m'a également offert un très joli porte-clés avec un chat noir et des biscuits pour Miss Gaïa.





Un colis aussi de mon amie Séverine de Mes Bijoux Tendances, la première maman de mes Biboonoux et de ma Xéna, de superbes bijoux tout comme j'aime, c'est que depuis le temps elle connaît rudement bien mes goûts!!!



Hier soir, tout comme l'an dernier, nos amis vietnamiens nous ont fait un très beau panier de Noël, huîtres, foie gras, saumon, et un gigantesque plateau de fromages, attention d'autant plus délicate qu'ils ne mangent que de la cuisine asiatique et que tous les ans ils nous font ce magnifique panier, juste pour nous... Mon mari est très présent au quotidien pour eux, mais c'est cela l'amitié et je dois dire que ce panier de Noël me touche énormément chaque année...
Noël, nous célébrons la naissance de Jésus et nous remercions Dieu et nos amis de tous leurs gestes qui viennent du coeur. 
Tous ces gestes, que ce soit un colis, que ce soit une carte postale, me touchent et arrivent à faire que l'esprit de Noël est en moi.
En effet depuis le décès de maman, les fêtes sont très dures pour moi, tout particulièrement Noël que je préparais avec amour et tendresse en fonction de maman et de ses goûts.
Je sais qu'elle est présente avec nous car elle vit toujours dans nos cœurs mais sa présence me manque, elle qui aimait les fêtes, surtout Noël et qui était comme une petite fille devant ses cadeaux, je.avais même du mal à ce qu'elle attende jusqu'au 24 au soir...
Maman était la vie, la joie et le bonheur incarnés et pour toute notre famille Noël est devenu une étape difficile à passer...
J'espère que l'an prochain nous aurons déménagé et que nous pourrons faire venir ma belle-mère de Lorraine et réunir notre famille de coeur autour de nous dans notre Grande Maison, Mon Rêve Blanc, dont nous rêvons depuis plusieurs mois et où j'espère bien vite déménager pour recommencer une autre tranche de vie ailleurs et de manière différente.
Un retour à la nature et à la vie saine dont nous avons tous les deux très envie et qui sera une bénédiction pour nos animaux, nos bébés que nous aimons énormément et qui nous donnent un amour infini.
Décembre aura malheureusement connu cet année un attentat meurtrier...
2016 tous comme 2015 aura été tragique pour bien des familles qui ont perdu des êtres chers lors de monstrueux attentats commis par des fous de Dieu, au nom d'une religion dont ils trahissent l'essence...

Je vais encore répéter cette phrase, "Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté..."

Oui cette année encore je souhaite la que la paix règne sur notre terre et j'espère de tout cœur que nous n'aurons pas à vivre encore d'autres attentats.

Je souhaite à toutes mes lectrices et à tous les lecteurs un Joyeux Noël, qu'il soit comme le mien, un Noël où le coeur règne en maître...
Oui Noël ce n'est pas le fait d'empiler des tas de cadeaux au pied du sapin, ce n'est pas de faire bombance avec des montagnes de nourriture, non avant tout Noël c'est la célébration de la naissance du fil de Dieu et c'est pour moi une fête du coeur...



Joyeux Noël, Merry Christmas, Feliz Navidad, Buon Natale...










dimanche 14 août 2016

Lettre à Caty

Ma Caty,
Je viens de recevoir un SMS de ton mari m'apprenant ton décès.
Nous avons été très amies, nous avons partagé des secrets, nous avions la même passion avec nos enfants pour Harry Potter, nous avons fait des choses grandioses ensemble pour les enfants de l'école...
Lors de mon mariage, tu étais mon témoin.
En ce jour heureux, tu as été à mes côtés à la mairie comme à l'église. Ce sont des choses que l'on n'oublie pas. Il y aura 10 ans à la fin du mois que nous avons festoyé pour ce mariage. 
Ma robe était restée cachée chez toi à partir du moment où je l'avais reçue car je voulais que ce soit une totale surprise pour Stéphane. Je me souviens du premier essayage dans ton salon, pour faire plus mariage, tu m'avais mis une boule de papier de soie blanc dans les cheveux comme si j'avais un chapeau, ce sont des moments comme ceux là que je veux garder en mémoire.
Je ne veux pas penser à toi malade, je veux garder en mémoire la Caty pleine de vie toujours prête à sortir, à faire un repas entre amis et à rire.
Ah qu'il était bon le petit vin rosé de Provence que nous dégustions en mangeant, tu peux dire que tu servais tes vodkas orange bien tassées mais on les buvait quand même...
Souviens-toi quand nous sommes allés voir Star-Wars, L'Attaque des Clones et qu'Adrien était si déchaîné et que j'avais fini par te le lancer sur les genoux pour que tu le calmes...
Nous avons subi les Pokemons, YugiHoo, les films Harry Potter, c'est toi qui a surpris Florian quand il avait décidé d'aller voir tout seul en douce Kill Bill alors qu'il n'avait pas l'âge légal et que tu me l'avais renvoyé tout penaud au logis... 
Nous avons partagé énormément de bons moments dans la vie, un temps les choses de la vie ont fait que nous nous sommes éloignées, puis l'an dernier, dans ma rue nous sommes tombées nez à nez...
Tu étais toute surprise, j'étais blonde et je n'avais plus mes sempiternelles WayFarer mais mes lunettes de mouches...
Nous avons été boire un verre toutes les deux, nous avons partagé ce que l'on ressent après la perte d'une mère car tu avais perdu la tienne dans des conditions similaires à la mienne, je t'ai ouvert mon cœur, je t'ai parlé de ma peine, tu m'as parlé de la tienne...
Nous avons parlé de nos vies, de nos enfants, de nos maris, de nos animaux...
Nous nous sommes promis de nous revoir très vite.
Je t'ai eu quelques fois au téléphone puis un jour le silence, tu ne répondais plus.
Il y a trois ou quatre jours, j'ai encore essayé de t'appeler, ton mari m'a dit que tu étais occupée, j'ai entendu ta voix derrière, pour la dernière fois. 
Je regrette que nous n'ayons pas pu nous revoir, je regrette de n'avoir pu te parler une dernière fois.
Tu resteras dans mon cœur, tu es celle qui m'accompagnée jusqu'à l'endroit où j'avais rendez-vous avec l'homme qui allait devenir mon époux, tu es celle qui était à mes côtés devant l'autel... 
Nous avons partagé tant de choses et maintenant tu n'es plus là...
Je n'arrive pas à trouver le sommeil, je pense à toi, à tous les bons moments que nous avons vécus, je pense à ton papa, à sa douleur de perdre sa fille unique et je dois dire que j'ai mal pour lui, je pense à Adrien qui perd sa maman à 20 ans. À 20 ans, on a encore besoin de sa mère, surtout les garçons dirais-tu... Je pense aussi à Cristian, ton mari, à qui revient la lourde tâche de prévenir tout le monde, de tout organiser, de porter ton papa et votre fils à bout de bras en tentant pour le moment de faire abstraction de sa peine pour arriver à tout gérer. 
Il restera toujours une partie de toi dans mon cœur et j'espère que de là-haut tu veilleras sur les tiens et un peu sur moi aussi et que tu retrouveras ma maman.
Ma Caty, ce n'est qu'un au revoir, nous nous retrouverons dans l'au delà.
Au revoir, mon amie, sois en paix.
Je suis très triste et abattue, c'est un très gros choc pour moi de savoir que je ne te reverrai jamais plus.

Always in my heart, my friend, for ever and ever...


vendredi 29 juillet 2016

4 ans, déjà...

Maman, déjà 4 ans que tu n'es plus là et le vide reste aussi intense et douloureux...
Tu me manques tous les jours inexorablement et la blessure est toujours aussi profonde et vive.
Repose en paix, tu as retrouvé Papa, tes parents, ta famille mais tu m'as laissée bien seule sans toi...




mercredi 20 juillet 2016

Soudain, il y 4 ans...

Il y a 4 ans, j'étais heureuse.
J'avais mon atelier de couture, une famille, du bonheur et des projets plein la tête.
Toi, tu es rentrée de vacances, tu avais passé un mois en Corse, tu m'as fait admirer ton bronzage, tu t'es moquée de ma couleur diaphane, comme d'habitude et comme d'habitude je t'ai soutenue que j'étais bronzée...
Le soir, nous avons dîné tous ensemble, nous avons fêté ton anniversaire qui avait eu lieu durant tes vacances, j'avais préparé tout ce que tu aimais, des petits feuilletés au fromage de chèvre et au miel, du mesclun et puis j'avais acheté une tarte aux fraises car tu étais "Mme Desserts", je t'avais offert un porte-clés Lancel avec un ours... Depuis que j'étais petite tu m'appelais mon ours, mon chat, ma Toche...
Nous étions si heureux ce soir là...
Puis tu est partie chez Aurélie pour dormir car ta chambre que tu avais voulu jaune safran comme le riz de la paella, ta chambre aux murs cirés et au parquet poli comme un miroir était finie mais il restait à GDF à venir raccorder le compteur pour que tu aies de l'eau chaude... Tu m'as embrassée, tu m'as dit "Ma Toche, demain vers 9 heures je passe boire mon café.", comme d'habitude j'ai grogné que ce n’était pas une heure pour les chrétiens mais tu n'en avais que faire, tu passais quand bon te semblait parceque j’étais ta fille, ta propriété et que je me devais de me plier, bien souvent en râlant, à tes quatre volontés.
Du pas de la porte, je vous ai regardées partir, deux dames âgées pétillantes de vie et Faloo qui trottinait à tes côtés.
Un quart d'heure plus tard, on a sonné à la maison, une dame m'a dit "votre maman a eu un accident ", puis elle a ajouté "ce sont deux dames âgées avec un shitzu blanc et noir", là je me suis dit ce sont les miennes. J'ai demandé le lieu de l'accident, nous sommes partis au pas de course avec Stéphane... En moi même je me disais, non ce n'est pas possible, ça ne peut pas être maman.
Nous sommes arrivés devant la trésorerie principale, il y avait pléthore de voitures de police et un camion de pompiers, je me suis précipitée, on ne voulait pas me laisser passer, j'ai dû décliner mon identité puis la tienne, là on m'a confirmé que c'était bien toi qui était dans ce camion rouge...
On n'a pas voulu me laisser monter à tes côtés, tu étais consciente, je me souviens t'avoir crié "Maman, je suis là, t'en fait pas tout va bien"... Je sais que ce n'est pas bien ce que je vais dire mais j'en veux terriblement aux urgentistes présents sur place de ne pas m'avoir laissée monter à tes côtés, j'aurais pu te prendre la main et te dire "je t'aime" tant que tu étais encore consciente.
Puis j'ai vu ce petit utilitaire blanc posé en travers de la rue, dans son capot ta silhouette était comme sculptée en 3D...
Puis il y a eu ce couple horrible derrière moi qui essayais absolument de voir ce qui se passait dans le camion. A un moment, je me suis retournée et je leur ai dit que ce n’était pas un spectacle et là, la femme m'a répondu avec morgue "On a le droit d'être là, c'est notre fils qui l'a renversée." Je sais que je me suis mise à leur crier dessus et que les pompiers les ont fait évacuer... Je me souviens aussi qu'un peu plus tard, un jeune est venu me voir et m'a dit "Alors comment elle va la vieille, elle va crever? C'est mon frère qui l'a renversée." Là je lui ai demandé de ne pas m'adresser la parole et que nous nous verrions au tribunal, il m'a répondu " Ouais, sale pute, je viens gentiment aux nouvelles et toi tu me menaces le tribunal." Je sais que là le ton a vraiment monté et que la police a évacué ce sous-individu, et j'ai remercié le ciel que Stéphane soit entrain de s'occuper d’Aurélie et que Flo ne soit pas encore là car je n'aurais pu les retenir et il y aurait eu un déferlement de violence...
Flo nous a rejoint, interminablement nous avons attendu dans la salle d'attente des soins intensifs...
Les médecins nous ont reçus et nous ont dit que tu étais brisée de partout, que tu avais un trauma crânien et une hémorragie interne et qu'on te descendait au bloc...
Nous sommes rentrés, abattus, sans un mot, vers 4 heures du matin je me souviens avoir téléphoné aux soins intensifs, tu étais remontée du bloc et tu avais été mise en coma provoqué...

Ce jour là, je ne savais pas que je ne te reverrai plus jamais consciente, qu'il me faudrait seule prendre la terrible décision de faire arrêter les soins car tu étais dans un état végétatif, que tu allais nous quitter 9 jours plus tard, que j'allais perdre ma maman.




Il y a 4 ans, un jeune inconscient qui roulait trop vite, qui croyait qu'une voiture se conduit comme on utilise une console de jeux, a brisé une famille et m'a volé ma maman.
Ton amie Clo qui est née début juillet t'attendait pour que vous fêtiez vos anniversaires ensemble, depuis elle n'a plus fêté son anniversaire, ce "rendez-vous manqué" lui a ôté la joie de faire la fête à cette occasion...

Il y a 6 jours, un "fou de Dieu" au volant d'un gros camion blanc a foncé dans la foule massée sur la Promenade des Anglais dans le but de tuer le maximum de gens.
Je m'associe à la douleurs de ces familles qui ont perdu un être cher, à l'angoisse de ces familles qui font le siège du service de réanimation attendant avec espoir un mieux.
Je connais votre douleur, je l'ai vécue, 4 ans plus tard, je la vis toujours au quotidien.

Je pense aussi à mon amie Jocelyne qui a perdu sa Barbara, une de ses filles un 20 juillet.
Pour nous deux ma Jo, le 20 juillet est une date horrible, nous sommes liées par deux boules de poils noires et blanches, deux Twins adorables et maléfiques, nous sommes aussi liées dans la peine.
Tu connais ma douleur, je connais ta douleur, tu m'as guidée quand j'étais plus que mal, quand pour avoir l'impression de retrouver ma mère, j'ouvrais son flacon de parfum et que je respirais cette odeur qui était la sienne sans vraiment l'être et qu'alors seule chez moi, je pouvais laisser couler ce torrent de larmes que je n'ai pas montré à la face des gens.

J'ai beau avoir 48 ans, être la maman d'une jeune homme de 23 ans, je me sens orpheline, il me manque une partie de moi-même, il me manque ma mère, il me manque ma maman.
Le temps n’atténue ni la douleur, ni le manque, ni le vide laissé par le départ si soudain d'un des siens, Quatre ans après, je suis toujours brisée dans mon cœur comme maman l'était dans son corps.
Quatre ans après, je suis une handicapée physique, le choc du décès de maman a révélé la Fibromyalgie dont je souffrais depuis longtemps.
Quatre ans après, je suis une handicapée des sentiments, j'ai peu à peu écarté de moi toutes mes amies de Nice, je suis seule au monde, malheureuse, je n'ai plus personne en dehors des Cloclos, les amis merveilleux de maman, ma Steph, ma petite sœur de cœur, mon amie libanaise connue en 1982 lorsqu'elle est arrivée du Liban, ainsi que Léa, sa maman avec qui je parle souvent car j'ai un peu l'impression de parler à maman.
L'absence de maman me pèse tous les jours, je ne peux m’empêcher de parler d'elle, de montrer les photos d'elle que j'ai dans mon portable. La vie est trop injuste, je veux ma mère.


samedi 30 janvier 2016

Je suis en deuil de joie

Demain c'est mon anniversaire. Je ne suis plus une gamine, j'approche à grands pas de la cinquantaine. Je ne saute pas de joie à l'idée de faire la fête, à l'idée du repas que j'ai mitonné de mes blanches mains pour mon mari dont c'est aussi l'anniversaire (nous sommes nés le même jour, mais pas de la même année) et pour pour mon fils, pourquoi?
Parcequ'il va manquer une personne, parce que je n'aurai pas ma mère à mes côtés.
C'est mon troisième anniversaire sans elle et le manque se fait toujours sentir.
Aujourd'hui, j'ai réalisé que contrairement à maman, je n'aurai pas mes parents pour fêter mon demi siècle dans deux ans et je dois dire que cette prise de conscience a été effroyable.
C'est ridicule de dire à mon âge, je suis orpheline, pourtant il y a dans mon cœur un manque. Au quotidien, je vis sans mes parents, je peux dire que chaque jour qui passe il n'y a pas quelque chose sans que je sois sans penser à maman, mais là aujourd'hui je ressens encore plus le manque car mon anniversaire c'était sacré.
Nous avons toujours fêté plusieurs fois les anniversaires de chaque membre de la famille et cela faisait rire tout notre entourage...
En général, il y avait le jour J un repas au restaurant rien que pour nous deux, maman et moi, un repas où on parlait de tout de rien, de l'avenir, où ce jour là les sujets épineux étaient évités, où nous riions pour un oui et pour un non, où je ne lui faisait pas les gros yeux parcequ'elle ne mangeait pas tout son plat pour prendre un gros "dessert sucré" comme elle disait, où elle ne me faisait pas les gros yeux parce que je finissais son plat avant le mien...
Ensuite, nous avions le repas de famille, avec fils, mari, marraine, amis très proches...
Puis chacune fêtait son anniversaire avec ses amis...
Que reste-t-il de nos traditions? Rien.
Nous fêterons notre anniversaire juste entre nous et puis c'est tout.
Pas de champagne, homme ne boit pas et fils n'aime pas le champagne...
Le champagne, c'était maman et moi, c'était comme lorsque nous faisions notre Noël avant l'heure, toutes les deux en tête à tête, où on s'offrait, du caviar, du foie gras et des petits fours de chez un bon pâtissier...
Je ne sais même pas pourquoi je fête mon anniversaire d'ailleurs... Je n'en ai aucune envie et cela ne me procure aucun plaisir... Depuis hier je me cherche des excuses pour ne pas le faire, pourtant je suis allée faire les courses en traînant les pieds, la mort dans l'âme...
Je me demande bien ce qui m'a pris de dire à fils et mari que nous fêterions notre anniversaire et que j'allais cuisiner pour cette occasion. Je pense que l'année prochaine je fermerai ma grande bouche et je resterai chez moi. 
Peut-être je m'acheterai de la Tropezienne chez mon boulanger, ou des macarons au Corner Pierre Hermé, voire les deux, puis je prendrai une dose de somnifères à assommer un bœuf pour dormir jusqu'au lendemain et oublier que j'ai fêté mon anniversaire sans ma mère à cause d'un connard de petit jeune qui roulait comme un fou en faisant l'andouille avec ses potes et qui ne l'a pas vue traversant sur le passage protégé, toute de rouge vêtue, avec son petit chien...
Je suis amère, j'ai beau être croyante, pratiquante, je ne peux pas pardonner. Je n'y arrive pas et je n'y arriverai jamais. Quand je pense à ce jeune, [celui-là même qui lors de son procès n'etait pas pétri par le remord et la culpabilité], un mois plus jeune que mon fils, je l'appelle "l'assassin". 
Il m'a pris ma mère, l'a faite souffrir et m'a laissé le soin de dire que on pouvait aider maman à partir car il n'y avait plus rien à faire. Il m' laissè le soin de faire mourir ma mère... Il y a toujours un doute au fond de moi, et si je n'avais pas laissé les médecins lui faire de quoi s'enformir paisiblement peut-être aujourd'hui serait-elle avec moi, dictatoriale quand au choix du menu et surtout du dessert...
Il y a toujours au fond de moi cette douleur lancinante. Il y a toujours au fond de moi l'angoisse que j'ai eue quand nous sommes arrivés avec mon mari sur les lieux de l'accident et que nous avons vus tous ces gyrophares clignotants. Il y a toujours au fond de moi la vue de maman dans le camion de pompiers, elle qui était encore consciente et moi qu'on a pas laissée monter, j'aurais pu la rassurer lui dire que j'étais là, lui communiquer ma force, mon envie de vivre... Il y a toujours au fond de moi l'entrevue avec le médecin de la réanimation nous assénant à mon fils, mon mari et moi l'étendue des 
blessures, l'étendue des monstrueux dégâts qu'avait fait ce bolide de tôle contre une petite dame d'un mètre cinquante et 45 kilos... Il y a toujours au fond de moi la vue de ma mère reliée à tous ces tuyaux, à toutes ces machines en réanimation, il y a toujours au fond de moi la vue de l'infirmière fermant la porte de la chambre de maman une semaine après l'accident, pour que le médecin me parle... Pour qu'il me dise sans ménagement qu'il n'y avait plus rien à faire pour sauver ma mère que c'était de l'acharnement thérapeutique. Je me revois au milieu de la nuit, assise par terre, dans le couloir devant la porte du service de réanimation attendant qu'on m'ouvre pour que je puisse passer du temps, encore un peu de temps avec ma mère... Mais malgré ce qu'on m'avait promis on ne m'a jamais ouvert...
Je réentends le dimanche matin le coup de téléphone de l'infirmière me disant de vite venir que c'était la fin... Je revois ces quelques heures passées avec maman, je l'ai coiffée, parfumée, embrassée, je lui ai parlé, je lui ai chanté les chansons qu'elle aimait, consciente que c'était la dernière fois, que c'etait la dernière fois que je sentirai l'odeur de Calèche mélangé à sa peau, consciente que peu à peu son cerveau déjà mort manquait d'oxygène, que son cœur battait de plus en plus lentement, consciente qu'après cela je n'aurai plus le loisir de lui tenir la main, de lui dire que j'étais à ses côtés, ça a été une des journées les plus dures de ma vie et pourtant je donnerais n'importe quoi pour revivre ces quelques heures, pour lui tenir la main encore et encore, pour lui demander de ne pas partir, de ne pas m'abandonner car je n'étais pas prête, car je la voulais encore à mes côtés pour longtemps, pour lui dire que malgré les hauts et les bas, malgré nos chamailleries perpétuelles je l'aimais et qu'elle devait rester avec moi, je voudrais lui dire que presque 3 mois plus tôt, pour sa fête, elle m'avait dit qu'elle se donnait encore 10 ans et qu'après il faudrait l'oublier car elle ne voulait pas devenir centenaire... Mais cela ne se fera pas... Elle ne reviendra plus, plus jamais je ne tiendrai sa main aux doigts déformés par la polyarthrite, plus jamais je ne la verrais rire à gorge déployée à l'idée de la blague qu'elle allait me raconter...
Vous allez dire que je tourne en boucle, que cela fait trois ans et demi que je ressace le décès de ma mère mais je n'arrive pas à surmonter le chagrin, l'absence...
Alors demain, comme tous les jours, je vais faire semblant, je vais sourire, je vais faire comme si 
j'étais heureuse mais je ne le serai pas car je crois que plus jamais je ne le serai.
Mon quota de joie et de bonheur est parti avec maman, je ne suis plus la Lola qui s'extasiait de tout et de rien, qui riait de bon cœur, qui s'amusait... Je suis vide, je suis comme une coquille de noix sans fruit à l'intérieur.... 
Moi, je n'ai plus d'anniversaire, je n'ai plus envie de fête, je veux juste que ces jours là on me laisse tranquille, qu'on me laisse ressasser mon manque, ma peine et que je ne sois pas obligée de faire semblant d'etre heureuse...

À mon mari, je souhaite un bon anniversaire, merci Stéphane de me supporter ainsi depuis 3 ans et demi.


dimanche 19 avril 2015

Calèche d'Hermes, ma "madeleine de Proust"

On a tous une "madeleine de Proust".
Parfois c'est heureux, parfois c'est douloureux, que ce soit un aliment, une odeur ou un endroit on a tous sa "madeleine"...
Hier après-midi, j'ai refait une fois de plus la douloureuse expérience de la madeleine.
Hier soir, avec mon amie Phanie, nous allions au Grand Auditorium de Monaco, voir le ballet Romeo et Juliette. C'est un plaisir que nous nous faisons environ une fois par an et à chaque fois je me mets sur mon 31 car à Monaco, les gens s'habillent, on est pas décalées si on est élégantes, si vous voyez à quel point les italiennes sont classes et bien habillées, ça fait rêver... J'avais donc décidé de mettre mon pantalon Deca, que j'adore, mon twin-set rose Morabito et bien sur je me suis dit que j'allais mettre un carré Hermès.
Il faut savoir que ma maman collectionnait les carrés Hermès, qu'elle en avait depuis l'âge de 20 ans et que donc j'ai hérité d'un nombre considérable de carrés. Maman mettait Calèche, d'Hermes également, comme parfum.
Vous connaissez mes looks, mes foulards d'amour en coton et soie à 10€ de chez Quai n°5, donc je ne sors pas souvent les Hermès de maman, et chaque fois j'ai un peu l'impression de commettre un sacrilège... J'ai un gros tiroir en tissu plein de foulards et une boîte dans laquelle j'ai mis mes préférés, ceux que je suis susceptibles de mettre et ceux qu'elle m'a offerts...
Donc, hier après-midi, j'attrape ma boîte, je l'ouvre, et là, j'ai eu l'impression que maman etait là... Bien que cela fasse bientôt 3 ans qu'elle nous a quittés, les foulards sentent encore son parfum...
Mon Angel, pourtant fort capiteux n'arrive pas à prendre le dessus. J'ai posé la boîte sur mon lit, je me suis assise et j'ai mis mon nez dans les foulards car j'avais l'impression d'avoir maman à côté de moi, dans mes bras... Bien sûr à chaque fois cela me retourne mais en même temps me fait du bien, plus encore j'ai l'impression de la sentir près de moi...
C'est fou comme cette odeur est pour moi précieuse.
Le dernier matin, lorsque l'hopital m'a téléphoné qu'elle était en train de partir, j'y suis vite allée, je me suis d'abord assise à côté d'elle, puis je l'ai coiffée et parfumée en me disant que c'était pour moi la dernière fois que j'aurai l'occasion de sentir l'odeur de ma mère comme je la sentais depuis mon enfance, elle a toujours été fidèle à Calèche. Je n'imaginais pas que son odeur resterait imprégnée dans ses foulards...
Quand on met un parfum sur la peau, la peau le réinterprète à sa manière, et bien dans les foulards de maman, je ne sens pas Calèche mais je sens la réinterprétantion qu'en faisait maman...

C'est un post de la catégorie "États d'âme", que je vous livre ici, c'est un post très personnel et intime mais j'ai pris conscience de cela quand durant le ballet j'ai eu un peu froid et j'ai mis l'étole sur mes épaules, à nouveau maman était là et j'avais besoin de poser des mots sur ce ressenti.
Je suis rentrée, j'ai enlevée l'étole, je l'ai soigneusement pliée et remise dans la boîte car il ne faut pas que cette odeur s'en aille mais il ne faut pas pour mon équilibre que je la sente trop souvent non plus...
Je suis sur mon lit, avec la sensation d'avoir ouvert une capsule spacio temporelle...
Je sais que certaines d'entre vous ne comprendront pas cette sensation, ce besoin de de la raconter, vont peut-être trouver cela mièvre, mais  j'avais besoin ce soir, après avoir vécu cela, de parler de maman, qu'elle sache que je pense à elle, que tout au quotidien me la rappelle et que son absence m'est toujours très douloureuse...




vendredi 27 mars 2015

Les mots face à la mort...

Tôt ou tard dans sa vie on a quelqu'un de son entourage qui a la douleur de perdre quelqu'un de sa famille...
On est là impuissant, à se demander ce que l'on va pouvoir dire, comment des mots creux pourront réconforter un tant soit peu la personne qui vit un deuil.
J'ai appris tout à l'heure qu'une copine, quelqu'un que je vois peu mais pour qui j'ai beaucoup d'estime et d'amitié avait perdu son fils...
Après avoir relu trois ou quatre fois le SMS me disant le fils d'une telle est décédé, je me suis demandé quoi faire.
Déjà quand on perd son père ou sa mère, la douleur est intense et les mots de réconfort sont difficiles à trouver, mais que dire à une mère qui vient de perdre son fils unique?
Je dois dire que je me suis posé la question.
Que dois-je faire?
J'ai longuement regardé mon téléphone, puis j'ai pris mon courage à deux mains, ma respiration et j'ai prononcé des mots.
Certes des mots qui venaient de mon cœur, que je disais en toute sincérité, mais pour la mère éplorée je savais que mes mots sonnaient creux et n'avaient aucun sens.
Il n'est pas dans l'ordre des choses de perdre un enfant, quelqu'en soient les circonstances, c'est un événement dont on se se remettra jamais...
Noël ne sera plus jamais pareil, la fête des mères sera une cicatrice de plus infligée à un cœur meurtri, l'anniversaire de l'enfant sera un coup de poignard en plein cœur.
Je sais que le post d'aujoud'hui est plutôt noir, mais je dois dire que je n'avais pas le cœur à écrire des choses légères et puis je veux aussi dire, à vous, l'entourage des mamans qui traversent cette épreuve, manifestez vous, faites savoir à votre amie que vous pensez à elle, dites lui si tu n'as pas envie de parler, je peux l'entendre mais sache qu'en cas de besoin je serais toujours là.
Proposez lui des sorties, des acrtivités que vous ne faites pas forcément avec elle mais qui lui occuperont les mains et lui videront l'esprit.
J'en parle en connaissance de cause, une de mes plus proches amies a perdu un bébé et les gens ne savaient tellement pas quoi lui dire qu'ils ne se manifestaient pas. Moi je lui ai juste dit, je suis là, si tu as besoin de me parler tu me le dis, si un jour tu n'as pas envie tu me le dis de la même manière et je comprendrais et je ne t'en voudrais pas. Je sais qu'il y a bien des fois où j'ai hésité avant de lui téléphoner, où je me suis dit, elle va croire que je la harcèle... Nous en avons parlé toutes deux aujourd'hui et elle m'a dit, la douleur d'une personne qui vient de perdre un enfant fait peur aux gens et à tendance à les faire fuir. Je ne regrette pas d'avoir été présente auprès de cette amie, de même que je tenterai d'etre présente auprès de cette copine qui a le malheur aujourd'hui de pleurer son fils disparu...


mercredi 18 mars 2015

RIP mon Sekhmet, mon chat adoré

Il y a 14 ans et demi, avec mon ami de l'époque, nous sommes allés au refuge à Carros pour que j'adopte un chat. Quelques mois auparavant j'avais fait endormir Jessie James, mon persan qui était en bout de course.
Nous sommes arrivés dans une salle avec des cages, pas très grandes et pleines de chats... J'ai d'abord eu le coup de foudre pour une petite minette écaille de tortue, or elle n'avait pas encore était stérilisée et comme j'avais failli perdre Naomie, ma précédente cocker, des suites de sa stérilisation, je n'ai pas voulu prendre le risque et je me suis tournée vers les autres cages.
 Dans la cage voisine, il y avait un très beau chat noir, "Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras, Arbitre expert sur tous les cas." Je demandais alors si cette bête magnifique était un mâle ou une femelle, si il ou elle était stérilisé... Là, l'employée du refuge me dit que malgré le prénom de Minette, c'est un mâle et qu'il était sterilisé, et que si je ne craignais pas les chats noirs je ferais bien de l'adopter car les gens ont encore des préjugés à leur encontre... Là, j'éclate de rire,  et je lui dis que j'ai déjà eu deux chats noirs et qu'au contraire pour moi ils sont synonymes de bonheur et que je suis un peu sorcière, que donc il me faut un chat noir.. Alors elle m'ouvre la cage, je mets ma main ouverte vers "Minette" qui aussitôt me regardant d'un air énamouré fourre sa jolie tête dans ma main... Et hop c'était fait, j'ai dis c'est bon je le prends...
Arrivé à la maison, il a fait la connaissance de Naomie, la terreur, qui lui a expliqué que c'était sa demeure à elle, Mademoiselle cocker, que pour me faire plaisir, elle le tolérerait mais qu'il ne fallait pas qu'il empiète sur son territoire... Quelques temps après, ils s'etaient adoptés et dormaient enlacés...
Entre temps rebaptisé Sekhmet, ce chat a vécu moult  aventures avec nous qui avions pour habitude de garder tous les animaux des copains et copines lorsqu'ils partaient en vacances, alors outre un défilé de cockers, d'autres chats, il a même cohabité avec Rama, surnommé Rantanplan, un croisé berger allemand... Chaque fois que Rama arrivait, Sekhmet se déguisait en balai brosse devant la taille de l'animal et quelques heures après la cohabitation se passait sans problèmes..
Nous avons vécu heureux comme ça 14 ans et demi, depuis un an, je voyais Sekhmet qui déclinait mais il ne souffrait pas il vacillait comme une bougie qui arrive sur sa fin... J'avais prévu de le faire endormir vendredi, avant ma semaine d'hospitalisation car je ne l'aurais pas retrouvé vivant, mais ce matin, il s'est levé de son coussin, il a titubé vers moi, il s'est laissé tomber sur moi et il m'a regardée en ayant l'air de dire, c'est maintenant, il faut y aller. Il y avait autant de détermination et d'amour dans son regard qu'il y a 14 ans et demi, à la SPA, quand il a mis sa tête dans ma main et m'a regardée en me disant adopte moi car moi ça y est je t'ai adoptée.
J'ai appelé le vétérinaire et j'y suis allée avec Sekhmet et l'urne contenant les cendres de Naomie, car je veux que mes deux amours soient réunis pour l'éternité. La vétérinaire a été très bien, très gentille, très humaine, car malheureusement ils ne le sont pas tous, et Sekhmet est parti au delà du pont de l'arc-en-ciel retrouver tous mes disparus...
Adieu petit chat, adieu le doux, tu m'as donné beaucoup de bonheur et j'espère te l'avoir rendu au centuple. Vogue à travers le ciel, va retrouver les copains et copines et veille sur moi de là haut...









lundi 29 juillet 2013

Maman, un an déjà...

Un an déjà que je t'ai dit au revoir dans cette chambre sordide où des machines te maintenaient en vie parceque l'inconséquence d'un jeune chauffard t'avais brisée.
Tu es toujours là avec nous.







lundi 17 juin 2013

La vie n'est pas un long fleuve tranquille mais presque

En un mois il aura fallu affronter le fête des mères, merci l'assassin et la fête des pères, merci Mediator...
Dur, pas évident de ne plus avoir aucun de ses deux parents... Malgré tout la vie continue et il faut aller de l'avant, ce que j'essaie de m'employer à faire au quotidien même si souvent le cœur n'y est pas. On affiche un sourire sur le visage, on rit, on plaisante, on fait comme si tout allait bien... Je dois dire que ça marche plutôt bien... Les moments de blues sont là de temps en temps, accentués par mes douleurs, quand on souffre physiquement on est plus enclin à la mélancolie...
Je suis en vie, j'essaie de profiter de chaque instant, une soirée avec des amis qui me sont chers, un bouquet de fleurs qui s'épanouit, avoir Candice avec moi, la voir grandir de jours en jours, la joie de faire des confitures pour l'hiver, les balades avec les petits chiens d'amour... Chaque petit moment de bonheur fini par faire beaucoup de bonheur et je suis plutôt satisfaite de ma vie.
C'était la note positive de la semaine, même si je sais qu'il y aura des hauts et des bas, comme toujours, je reste zen et positive...



dimanche 26 mai 2013

Fêtes des mères...

Aujourd'hui c'est la fête des mères... Je suis restée seule à la maison car je n'avais envie de voir personne... Difficile que ma première fête des mères sans maman.
Hier soir nous sommes allés au restaurant en famille, j'ai été gâtée, j'ai gâté ma maman de substitution, Aurélie, l'amie de maman qui a adopté Faloo. Je vous montrée mes cadeaux, un splendide bouquet de fleurs de la part de MDC et des quadrupèdes de la maison et un bracelet Hipanema de la part de mon Flo adoré. J'ai été emballée de ma soirée, de mon choix de restaurant qui nous a plus à tous et d'ailleurs vous pouvez lire le récit de cette merveilleuse soirée ICI.



jeudi 10 janvier 2013

Le Palais de l'Injustice

Lundi a eu lieu le procès du jeune homme qui a renversé maman sur un passage protégé en pleine ville alors qu'il roulait à vive allure...
On sait que ma mère est décédée au bout de 9 jours, 9 jours terribles pour elle et pour nous... Je croyais être descendue aux enfers et bien ce jour là j'ai touché le fond..,
Entre l'assassin qui ne reconnaît toujours pas, malgré l'expertise scientifique sa vitesse excessive et qui n'a pas eu un mot d'excuse ni un regard vers nous malgré les perches tendues par le juge et son avocate qui dit "Elles étaient deux personnes sur le passage protégé, il y en a une qui a couru sur le trottoir, pourquoi pas l'autre..."
Grossi modo ma mère a été une andouille de se figer en voyant un bolide arriver sur elle et si elle avait couru elle serait encore en vie et on embêterait pas ce pauvre jeune qui roulait à plus de 20km/h au dessus de la limite autorisée...
J'adore la réquisition du procureur qui a demandé un an de prison avec sursis, annulation du permis durant deux ans et obligation à l'assassin de vendre son véhicule...
C'est tout... Il a tué quelqu'un, plongé une famille dans la douleur et l'affliction et il s'en tire comme ça...
Suis dégoûtée de cette parodie de justice!!!

dimanche 6 janvier 2013

Un dimanche ensoleillé


Parceque ma copine avait des amis qui participaient à la course Prom'Classic, nous nous sommes retrouvés à partir pic-niquer à la plage...



Belle journée, soleil, ciel bleu et bonne humeur sont au rendez-vous, tout le monde a sorti les lunettes de soleil.


J'ai même fait style j'ai fait la course d'une part en ayant un look de sportive et d'autre part en prenant la pause avec le dossard d'une des copines participantes...


Et puis je me suis laissée aller à mon nouveau jeu, la photo panoramique avec mon iPhone...



vendredi 4 janvier 2013

Mes résolutions pour 2013...

Chaque début d'année on prend des résolutions qu'en général on a oubliées dès le 15 janvier... Cette année, je vais mettre mes résolutions par écrit ici et tâcher de m'y tenir...

1) Tenir le coup le 7 janvier pour le procès du chauffard qui a tué ma mère.
2) Elle découle de la première, remonter la pente après...

3) Continuer à perdre du poids et à manger diététiquement goûteux.
4) Me remettre au sport, vélo et natation.
5) Continuer à prendre soin de moi, de ma peau, de mes ongles, des mes cheveux, car cela me fait du bien au physique comme au moral!!!

6) Finir de régler la succession de ma mère, vendre son appart et en trouver un pour moi soit avec une terrasse, soit avec un jardin.
7) Arriver à trier les monceaux de vaisselle amassés par 3 générations de gens qui ne jettent rien, et ne conserver que l'essentiel.
- Là, je crois que ça va et une des résolutions les plus dures à tenir!!!

8) Continuer de lire, d'ailleurs j'aille lu pas mal ces temps derniers, faudra que je vous en parle et j'ai encore une PAL conséquente.
9) Continuer à profiter de bébé Candice.
10) Être un peu moins fusionnelle avec Gaïa et un peu plus autoritaire!!!
11) Avoir la santé... Pas gagné, mais on va essayer...
12) Juste être heureuse...




dimanche 12 août 2012

Un grand silence...

Un grand silence ici... Je vais revenir tout doucement vers mon blog...
J'ai perdu ma maman le 29 juillet, elle s'est faite renverser en traversant la rue au passage pour piétons par un jeune de 19 ans qui roulait à plus de 80km/h en pleine ville... Neuf jours de réanimation puis plus rien...
Je me sens vide et seule, mais il va falloir rebondir et continuer à vivre même si elle laisse un vide immense au sein de notre famille...


Le Cookeo, mon nouvel ami

Un nouvel ami est entré dans ma vie, le Cookeo. J’en avais très envie et par un heureux concours de circonstances, il se trouve que je l’ai ...